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Ressentir, traverser l'incertitude

RESSENTIR L’incertitude -Atelier expérience avec PSL42

PSL42 – Atelier prospective en live

Apprivoiser l’incertitude, ensemble

Jeudi dernier, j’ai eu le plaisir de faciliter un atelier expérientiel autour d’un sujet bien présent dans nos vies personnelles, professionnelles et collectives : l’incertitude.

Avec mes consœurs Agnès Mousson, Agnès Jaujou, Ludivine Batigne, Fabienne… nous avons créé un espace pour vivre, ressentir et traverser ce qui, souvent, nous échappe.

Un espace pour se rencontrer cœur à cœur.
Un espace pour se faire confiance.
Un espace pour oser partager ses ressentis.
Un espace pour explorer ce qui se passe en nous quand nous ne savons pas.

Car aujourd’hui, soyons honnêtes : les plans à 10 ans, 5 ans, parfois même 2 ans… ont pris un petit coup de vent dans les voiles.

Demain est déjà un autre jour.

Une rencontre, une décision, une crise, une opportunité, une prise de conscience… et tout peut basculer.

Cela peut faire peur.
Cela peut figer.
Cela peut réveiller des résistances, des tensions, des envies de contrôle.

Et en même temps, l’incertitude peut aussi devenir un espace fertile.

Un espace d’adaptation, de créativité et de lien.
Un espace pour retrouver du mouvement, nourrir la confiance, s’appuyer sur l’entraide et renforcer notre robustesse collective.

Créer un cadre pour oser traverser

Dans un atelier expérientiel, le cadre n’est pas un détail.
Il est la base.

Un cadre clair, sécurisant et soutenant permet à chacun de déposer quelque chose de soi, sans se sentir exposé, jugé ou forcé.

Il permet d’oser.
Oser ressentir.
Oser dire.
Oser ne pas savoir.
Oser être traversé par une émotion.
Oser faire un pas en dehors de sa zone de confort.

C’est dans ce type de cadre que la puissance peut émerger.
Pas une puissance qui force.
Une puissance qui autorise.

Quand le cadre est posé, chacun peut explorer avec plus de confiance ce qui se passe dans le corps, dans le cœur, dans la tête.

Que se passe-t-il en moi quand le cadre bouge ?
Comment je réagis quand je ne comprends pas tout ?
Est-ce que je cherche à contrôler ?
Est-ce que je me retire ?
Est-ce que j’agis ?
Est-ce que j’attends ?
Est-ce que j’écoute ?
Est-ce que je fais confiance ?

Ces questions ne se résolvent pas uniquement avec des concepts.
Elles se vivent.

Ressentir l’incertitude avec les cinq sens

Pendant cet atelier, nous avons exploré l’incertitude avec nos cinq sens, en intelligence collective, dans l’entraide et la rencontre.

Nous avons pris le temps de :

  • poser un cadre sécurisant ;
  • nous rencontrer, tête, cœur, corps ;
  • jouer — oui, oui, sérieusement jouer 😉 ;
  • ressentir ;
  • partager ;
  • écouter ce qui résonnait en chacun et dans le collectif.

Le jeu a ouvert un espace précieux.
Il a permis de sortir du mental, de relâcher un peu le contrôle, de se laisser surprendre.

Car parfois, pour aborder des sujets sérieux, il faut aussi retrouver le goût du jeu.
Le jeu met du mouvement.
Il déplace les habitudes.
Il ouvre des portes que les grandes discussions très sages laissent parfois fermées à double tour.

La présence à l’autre : dans le grand groupe et le petit groupe

Ce qui m’a particulièrement touchée dans cet atelier, c’est la qualité de présence.

La présence à soi, d’abord.
Sentir ce qui se passe à l’intérieur.
Nommer un ressenti.
Accueillir une émotion.
Reconnaître une tension, une envie, une peur, un élan.

Puis la présence à l’autre.

Dans le grand groupe, quelque chose du collectif se révèle.
On sent les mouvements communs, les résonances, les silences, les élans partagés.
On découvre que ce que l’on croyait vivre seul est parfois vécu par beaucoup d’autres.

Dans les petits groupes, la parole devient plus intime, plus directe, plus incarnée.
Les échanges permettent d’aller plus loin, de se soutenir, de se reconnaître.

Et c’est là que quelque chose se transforme.

Quand je me sens écouté, je peux me déposer.
Quand je me sens soutenu, je peux aller un peu plus loin.
Quand je sens que je ne suis pas seul, je peux traverser autrement.

L’incertitude ne disparaît pas.
Mais elle devient moins lourde à porter.

Traverser plutôt que contrôler

Nous ne pouvons pas tout prévoir.
Nous ne pouvons pas tout maîtriser.
Nous ne pouvons pas toujours savoir ce qui arrivera demain, dans dix jours, dans six mois.

Mais nous pouvons apprendre à mieux traverser.

Traverser avec plus de présence.
Traverser avec plus de confiance.
Traverser avec plus de lien.
Traverser avec plus de robustesse.

Et surtout, traverser ensemble.

Au fond, nous avons expérimenté une chose simple et puissante :

On traverse mieux l’incertitude quand on n’est pas seul.

Ce n’est pas une formule.
C’est une expérience.

Quand le groupe soutient, chacun peut élargir un peu sa zone de confort.
Quand le cadre est fiable, chacun peut se risquer à dire ce qui est là.
Quand l’écoute est réelle, les émotions deviennent des informations précieuses, pas des obstacles.

Et finir dans la joie

Après avoir ressenti, traversé, partagé… nous avons aussi festoyé.

Parce que la joie fait partie du chemin.
Parce qu’un collectif se construit aussi dans les moments simples, conviviaux, chaleureux.

L’atelier s’est terminé autour d’un apéro en cercle.
Les discussions ont tourné, circulé, rebondi.
Les échanges étaient animés, vivants, joyeux.

Un doux moment pour fêter l’été, prolonger les liens, rire, discuter, laisser infuser ce qui avait été vécu.

Là aussi, il y avait quelque chose d’important : ne pas seulement “clôturer” un atelier, mais permettre aux liens de continuer à se tisser.

Des ateliers audacieux pour créer du lien et faire avancer les projets à impact

C’est profondément ce que j’aime créer dans mes accompagnements : des espaces à la fois structurés, sensibles, audacieux et joyeux.

Des espaces où l’on peut penser autrement.
Ressentir autrement.
Se parler autrement.
Coopérer autrement.

J’accompagne les équipes, les collectifs et les leaders qui portent des projets à impact à retrouver de la cohésion, de la clarté et de l’élan.

J’aime créer des ateliers qui relient la tête, le cœur et le corps.
Des ateliers où l’intelligence collective rencontre le mouvement, la voix, les émotions, la créativité et l’action concrète.

Parce que pour concrétiser des projets à impact, il ne suffit pas d’avoir une bonne idée ou une belle vision.
Il faut aussi créer les conditions pour que les personnes puissent se faire confiance, se parler vraiment, dépasser les blocages, traverser les tensions et agir ensemble.

C’est là que naît la robustesse collective.
C’est là que les projets peuvent tenir, même quand la météo devient incertaine.

Ressentir. Traverser. Soutenir. Ensemble.

Cet atelier PSL42 a été un premier pas.
Un moment doux, joyeux, profond et convivial pour explorer l’incertitude autrement.

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